Plus d’infidélités en 2018 ?

Le nombre de personnes infidèles (hommes ou femmes) est-il amené à s’accroitre en 2018 et dans les années qui suivront ?

Notre réponse ?

Oui si l’on en croit :

  • Les études récentes sur le sujet.
  • Les évolutions sociales qui transforment notre vision du couple, du bonheur et du plaisir depuis plusieurs années.

D’après un sondage réalisé par le site extraconjugal Ashley Madison, le nombre d’infidèles devrait augmenter en 2018 pour différentes raisons – notamment liées aux résolutions des personnes infidèles pour cette nouvelle année.

Les 5 résolutions des personnes infidèles pour 2018.

  1. Avoir plus de relations sexuelles avec son amant ou sa maîtresse.
  2. Passer plus de temps avec son partenaire extraconjugal
  3. Vivre de nouvelles aventures avec de nouveaux amants ou de nouvelles maîtresses.
  4. Faire plus d’efforts afin de rester être discret.
  5. Réaliser de nouveaux fantasmes.

D’autres signes nous laissent également à penser que cette prospective semble tout à fait plausible.

Notre société est de plus en plus basée sur l’individualisme, la recherche du plaisir personnel … Ce constat vaut dans le domaine économique mais aussi au niveau social, personnel et conjugal. Signe de ce phénomène : le nombre de divorces qui augmente régulièrement depuis des années.

Difficile de maintenir l’amour, la passion et le désir pendant des années et des années (ne dit-on pas l’amour dure trois ans ?). Or avec l’allongement de la durée de vie, la durée de vie du couple s’allonge naturellement. Or avec le temps, les risques de changer, de ne plus être en phase ou d’avoir envie d’aller voir ailleurs augmentent logiquement …

L’infidélité est de moins en moins tabou. De plus en plus d’hommes et de femmes acceptent l’idée selon laquelle l’infidélité peut toucher chaque couple, que cette situation n’est somme toute pas anormale, que cela peut tout autant arriver à l’autre qu’à soi. Surtout dans un contexte où la durée de vie et donc la durée de vie du couple peut potentiellement s’allonger.

De plus en plus de personnes dont une distinction entre l’infidélité sentimentale (qui reste importante) et l’infidélité sexuelle (qui ne remet pas forcément en cause le couple).

Les nouvelles technologies simplifient de plus en plus la discrétion des échanges virtuels tout en simplifiant et en accélérant la recherche de partenaires extraconjugaux.

La monogamie et ses limites

Différents sociologues, psychologues ou autres experts en relations conjugales considèrent que le modèle monogame du couple n’est pas forcément naturel.

Pour ces spécialistes, il semble plus naturel de considérer qu’il y a deux principales formes de fidélité / et d’infidélité.

  • La fidélité sentimentale.
  • Et la fidélité sexuelle.

La fidélité / monogamie sentimentale reste déterminante pour garantir les bases du couple.

Par contre, l’idée d’avoir des infidélités sexuelles serait moins grave, voir même naturelle dans la mesure où toutes les personnes qui sont en couple depuis un certain temps ont, un jour ou l’autre, envie de vivre de nouvelles aventures.

L’infidélité, une question de genre ?

On dit souvent que les hommes sont plus infidèles que les femmes.

Cette affirmation ne sort pas d’un chapeau !

Elle s’appuie sur des faits historiques, sociaux, culturels ou encore institutionnels.

Ce constat se retrouve aussi au niveau des enquêtes effectuées sur le sujet au cours du dernier siècle. Dans ces études, les chiffrent indiquaient systématiquement un nombre bien plus important d’hommes que de femmes infidèles.

Mais les choses sont bien différentes aujourd’hui.

D’après les derniers sondages en la matière, il semble que près de 50% des hommes et près de 40% des femmes avouent avoir déjà été infidèle.

Autrement dit, l’écart entre le nombre d’hommes et le nombre de femmes infidèles se resserre.

Et il est tout à fait plausible d’assister à une évolution vers un rapport 50/50 dans les années à venir …

Les femmes sont de plus en plus indépendantes.

La vision du couple fidèle et uni pour la vie devient plus l’exception que la norme. Le nombre de divorce a considérablement augmenté au cours des dernières décennies. Et peu de couples peuvent jurer ne jamais avoir été confrontés à l’infidélité.

Les individus basent de plus en plus leurs actions en fonction de critères individualistes et basés sur la recherche de plaisir.

Les gens s’expriment aujourd’hui de manière plus libre. Le fait d’avouer avoir été infidèle n’est plus tout à fait tabou.

Infidélité : tout le monde est concerné ou presque !

Esther Perel est une psychologue experte des relations de couple.

Lors d’une de ses conférences, elle a posé la question suivante au public présent dans la salle (plus d’une centaine de personnes) :

Les personnes qui ont déjà été confrontées à l’infidélité (que ce soit parce que l’un de leurs parents a trompé l’autre, qu’un ami se soit confié sur son infidélité ou qu’elles-mêmes l’aient vécu) peuvent-elles lever la main ?

Résultat ?

Presque toutes les personnes présentes dans la salle ont levé la main.

Conclusion :

La question de l’infidélité est bien un phénomène de société.

Elle est aussi de moins en moins marquée par des facteurs de genre.

Tout semble laisser à penser que les femmes seront bientôt tout aussi infidèles que les hommes.

Qui a parlé d’égalité des sexes face à l’infidélité ? 🙂

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